Sevrage tabagique : comment éviter la prise de poids ?

Sevrage tabagique : comment éviter la prise de poids ?

Sevrage tabagique : comment éviter la prise de poids ?

La préoccupation majeure des fumeurs, surtout les femmes, qui envisagent de se sevrer est la prise de poids. Près du 2/3 des personnes ayant arrêté les tabacs ont été sujets à ce phénomène qui s’explique par l’action de la nicotine. Cet alcaloïde accroît la dépense d’énergie de l’individu de 12 % à l’effort, et même de 6 % au repos. Cette expérience observable est d’autant plus importante chez les gros fumeurs qui consomment au moins 20 tiges de cigarettes en une journée. Par ailleurs, le tabac calme l’anxiété et joue également le rôle de coupe-faim. Toutefois, les personnes qui prévoient d’arrêter ne doivent pas s’en faire puisque des solutions permettant d’éviter la prise de poids après le sevrage tabagique existent.

Le vapotage, une alternative efficace

Arrêter de fumer ne se fait pas du jour au lendemain puisque le corps s’est déjà habitué à avoir de la nicotine. Ce processus s’effectue en douceur et peut prendre du temps. Au plus tôt, la dépendance n’existe plus au bout de trois mois, à condition que la personne s’y prenne bien. La cigarette électronique est un moyen efficace pour aider à se sevrer. Néanmoins, la consommation d’e-liquide doit être encadrée par un spécialiste pour éviter de créer une autre dépendance ou un problème de santé. En effet, le dosage du propylène glycol doit convenir à la situation des vapoteurs, notamment des personnes qui utilisent l’e-cigarette pour arrêter le tabac. Le mieux est de demander les conseils d’un spécialiste en la matière, ou du moins d’un vendeur expert qui évolue au sein d’une boutique de vape en bonne et due forme.

Le grand intérêt de l’e-cigarette réside dans le fait que le fumeur retrouve ses habitudes avec la gestuelle, et même le hit lorsqu’il vapote, sans que son corps consomme de la nicotine. Le besoin de compenser le tabac par les fringales et l’envie de manger en quantité ne se manifestent pas. De ce fait, la personne peut continuer tranquillement ses habitudes au quotidien, sans risquer de grossir. Par ailleurs, le vapotage donne l’occasion de choisir les saveurs préférées à travers les différents arômes commercialisés par les boutiques spécialisées.

Les repas complets

Au fur et à mesure qu’une personne ne fume plus, son corps ne dispose point de nicotine, alors que cet alcaloïde a une action hyperglycémiante. Ce manque explique les modifications de l’appétit, d’autant plus que la personne commence à redécouvrir les bonnes odeurs et les saveurs exquises des mets. Passer des moments agréables lors des repas devient un réel plaisir que les anciens fumeurs désirent renouveler. La façon la plus astucieuse d’éviter d’avoir constamment des fringales est de manger régulièrement. Les trois principaux repas de la journée ne doivent pas être manqués. Une alimentation équilibrée et complète doit être assurée, que ce soit au petit déjeuner, au déjeuner ou au diner, pour que l’ex-fumeur ne soit pas sujet à une prise de poids. Chaque repas doit être composé essentiellement de protéines végétales ou animales et de féculents, de préférence à index glycémique bas.

Une entrée de légumes est conseillée pour favoriser la sensation de satiété. La consommation d’une boisson non sucrée, ou tout simplement de l’eau, est recommandée pour évacuer les toxines et pour permettre aux cellules de bien fonctionner. En cas de besoin, une collation dans l’après-midi peut être prise. La personne peut manger des produits laitiers ou des fruits, et boire suffisamment d’eau. Les régimes trop restrictifs sont fortement déconseillés, au risque d’obtenir l’effet inverse du résultat escompté.

La pratique du sport

Faire du sport et arrêter de fumer constituent un véritable duo gagnant qui ne peut qu’être bénéfique, aussi bien pour la santé que pour le maintien de la silhouette. Au fur et à mesure que l’ex-fumeur s’adonne à des activités sportives, son corps, et particulièrement ses poumons, commence à éliminer les substances nocives. La reprise d’une respiration normale peut prendre du temps et la personne peut avoir des essoufflements, mais la persévérance s’avère être le meilleur allié. Les activités sportives aident également à brûler plus de calories. La discipline pratiquée ne doit pas être vue tel un calvaire, sinon la personne risque fort de se démotiver et d’abandonner rapidement. Le mieux est de privilégier ses activités préférées ou les domaines qui l’amusent. L’adhésion à un club sportif peut être une bonne idée pour que l’intéressé apprécie les différentes séances en étant en compagnie des personnes qui aiment aussi la discipline.

L’ambiance et les sensations vécues lors des compétitions et des matchs amicaux entre les clubs représentent une source de motivation non négligeable. Les personnes qui ne pas très chaudes à l’idée d’intégrer un club peuvent s’exercer seules. Les marches ainsi que la montée et la descente des escaliers font déjà travailler le corps. À chacun de trouver le sport qui lui convient et qui lui plaît.


Je choisis ma stratégie

Je choisis ma stratégie


Il est important de faire la différence entre se mettre à fumer une seule cigarette et se rechuter complètement dans le tabagisme. Si vous faites une petite erreur de parcours en fumant une seule cigarette, cela ne veut pas dire que vous êtes à nouveau dans le cycle de la dépendance à la cigarette.

Les bienfaits d’arrêter de fumer

Les bienfaits d'arrêter de fumer

La cigarette a des effets négatifs épouvantables, entre autres sur notre oxygénation et notre tension artérielle, en passant par les risques de maladies graves comme le cancer de la bouche ou du poumon ou des affections importantes sur le plan cardiovasculaire. Après deux jours, c’est la nicotine qui est expulsée tandis que les terminaisons nerveuses de l’ex-fumeur commencent à se régénérer. L’odorat, le goût et le sommeil s’améliorent également.

Syndrome de manque

Syndrome de manque

Le syndrome de manque est la conséquence de la baisse brutale de la nicotine dans l'organisme en dessous d'un certain seuil auquel le fumeur est habitué ; dans cette situation, le cerveau, notamment ses récepteurs, réclame sa dose de nicotine. Nervosité, colère, agressivité, agitation, impossibilité de se concentrer, insomnie, envie de grignoter et de manger, tristesse, dépressive, anxiété, impossibilité de se concentrer...sont caractéristiques du syndrome de manque.