Les facteurs de risque d’une crise cardiaque

Les facteurs de risque d’une crise cardiaque

Le facteur de risque le plus dangereux pour une crise cardiaque est le tabagisme. “Chaque cigarette raccourcit la vie de huit minutes en moyenne”, souligne le professeur Gohlke, membre du conseil d’administration de la Fondation allemande du cœur. “Cela s’applique aux femmes et aux hommes.” Le tabagisme endommage surtout la paroi interne des vaisseaux sanguins et favorise ainsi la calcification des vaisseaux. Elle augmente également la tendance à la formation de caillots sanguins. Le risque de crise cardiaque est plusieurs fois plus élevé pour les fumeurs que pour les non-fumeurs.

La surcharge pondérale est dangereuse

Le facteur de risque de surcharge pondérale, qui touche de plus en plus de personnes, ne doit pas être sous-estimé. Le surpoids entraîne un diabète (diabète), une hypertension artérielle et des réactions inflammatoires dans l’organisme, qui favorisent l’apparition de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux. Cela signifie : l’estomac doit partir !

Attention à une alimentation saine

Beaucoup dépend d’une alimentation saine. Il faut surtout éviter de consommer trop de calories. Il ne faut pas consommer plus de 60 g de graisse par jour. Il faut faire attention aux graisses cachées, par exemple dans les saucisses, le fromage, les plats cuisinés ou les snacks. Le régime méditerranéen, qui a fait ses preuves depuis des siècles dans les pays du Sud, est recommandé.

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a montré en Europe du Nord, où l’on consomme peu de fruits et de légumes et relativement peu de matières grasses, quatre fois plus de personnes souffrent de maladies cardiovasculaires que dans les pays méditerranéens. La cuisine méditerranéenne met non seulement l’accent sur les fruits et les légumes, mais elle privilégie également les plats de poisson au détriment des viandes riches en graisses. Les plats sont préparés avec de l’huile d’olive, qui peut protéger les vaisseaux sanguins.

Le cholestérol endommage les vaisseaux sanguins

L’élévation du taux de cholestérol est également dangereuse, car elle peut entraîner des dommages importants aux parois des vaisseaux. Le risque est particulièrement élevé si le “mauvais” cholestérol LDL est augmenté et que le “bon” cholestérol HDL est trop bas.

Le sport : quatre à cinq fois par semaine

Un autre facteur de risque de crise cardiaque est le manque d’exercice. “D’un point de vue médical, il est fortement conseillé de faire du sport pendant une demi-heure quatre à cinq fois par semaine”, souligne le professeur Gohlke. “Les sports d’endurance tels que la marche nordique, le cyclisme, le ski de fond et la natation, mais aussi la danse, le football et le tennis sont recommandés. Si vous n’avez pas été très actif jusqu’à présent, commencez par des marches rapides. Si le temps est mauvais ou si vous ne pouvez pas faire de sport, vous pouvez également utiliser le vélo d’appartement ou le tapis roulant”.

L’hypertension artérielle passe souvent inaperçue

Les valeurs élevées de la pression artérielle présentent également un risque particulier. En effet, une pression artérielle élevée ne provoque normalement aucun symptôme perceptible et passe donc souvent inaperçue pendant des années. “Les adultes devraient donc faire contrôler leur tension artérielle à intervalles réguliers et la faire traiter si nécessaire”, souligne le professeur Gohlke.

Le diabète exige une vigilance accrue

Un niveau élevé de vigilance est également nécessaire pour le diabète, car le diabète est associé à un risque multiple et accru de crise cardiaque. Les personnes concernées doivent donc contrôler très soigneusement leur taux de glycémie et éliminer autant que possible les autres facteurs de risque, notamment l’obésité et le manque d’exercice.

Un stress positif ou négatif ?

Les événements qui changent la vie, mais aussi le stress de la vie quotidienne ont un impact sur la santé. Les exigences professionnelles élevées avec une pression constante sur les délais ou le harcèlement doivent être considérés comme des facteurs de risque. Ici aussi, tout dépend de la façon dont l’individu réagit à la situation stressante. Si le stress pousse les gens à atteindre leurs cigarettes et qu’il n’y a plus de temps pour l’exercice physique, les effets sont particulièrement néfastes. Aujourd’hui, des programmes de formation à la gestion du stress sont recommandés. Une activité physique régulière et une relaxation en famille ou entre amis, des exercices de relaxation (par exemple, un entraînement autogène ou une relaxation musculaire progressive) aident à réduire les effets du stress.

La décision

“Décidez-vous pour un mode de vie sans cigarettes, avec une nourriture méditerranéenne, beaucoup d’exercice, de détente et de convivialité. Surveillez votre poids, votre taux de cholestérol et votre tension artérielle. Cela peut avoir une influence décisive sur votre risque”, déclare la Fondation allemande du cœur.


Je choisis ma stratégie

Je choisis ma stratégie


Il est important de faire la différence entre se mettre à fumer une seule cigarette et se rechuter complètement dans le tabagisme. Si vous faites une petite erreur de parcours en fumant une seule cigarette, cela ne veut pas dire que vous êtes à nouveau dans le cycle de la dépendance à la cigarette.

Les bienfaits d’arrêter de fumer

Les bienfaits d'arrêter de fumer

La cigarette a des effets négatifs épouvantables, entre autres sur notre oxygénation et notre tension artérielle, en passant par les risques de maladies graves comme le cancer de la bouche ou du poumon ou des affections importantes sur le plan cardiovasculaire. Après deux jours, c’est la nicotine qui est expulsée tandis que les terminaisons nerveuses de l’ex-fumeur commencent à se régénérer. L’odorat, le goût et le sommeil s’améliorent également.

Syndrome de manque

Syndrome de manque

Le syndrome de manque est la conséquence de la baisse brutale de la nicotine dans l'organisme en dessous d'un certain seuil auquel le fumeur est habitué ; dans cette situation, le cerveau, notamment ses récepteurs, réclame sa dose de nicotine. Nervosité, colère, agressivité, agitation, impossibilité de se concentrer, insomnie, envie de grignoter et de manger, tristesse, dépressive, anxiété, impossibilité de se concentrer...sont caractéristiques du syndrome de manque.