La tabagisme passif chez les enfants

La tabagisme passif chez les enfants

Le tabagisme passif est le fait d’inhaler involontairement de la fumée dégagée par la combustion de cigarettes ou cigares. C’est aussi l’inhalation de fumée rejetée par un ou plusieurs fumeurs. Le tabagisme passif ou passive smoking est un danger pour la santé, surtout pour les enfants. Quels sont les effets néfastes du tabagisme passif chez l’enfant et aussi chez les femmes enceintes et allaitantes.

Le tabagisme passif chez l’enfant, un danger réel

L’Organisation Mondiale de la Santé estime que des millions d’enfants respirent quotidiennement de l’air pollué par la fumée de tabac. Cela inclut aussi le tabagisme pendant la grossesse ou exposition tabac pour les femmes enceintes. Les enfants sont davantage exposés au tabagisme passif que les adultes non-fumeurs. Contrairement à un adulte, l’enfant ne peut généralement pas quitter volontairement un lieu pollué par la fumée de tabac. Ainsi, les niveaux de nicotine détectés par exemple chez les enfants âgés de 3 à 11 ans sont deux fois plus élevés que ceux d’adultes non-fumeurs.

Le tabagisme passif et ses effets délétères sur la santé

La fumée de tabac ambiante ou FTA respirée par une personne exposée au fameux tabagisme passif est un mélange de fumée du courant secondaire et du courant tertiaire. L’exposition tabac engendre maints problèmes de santé pour les personnes concernées, notamment au niveau du système respiratoire. Tout le monde sait que le tabac est nocif pour la santé. Les sensibilisations sur les effets tabagisme sont percutantes et diversifiées. Pourtant, des nombreuses personnes persistent à fumer.

Une étude démontre que même en connaissance de cause, les pères continuent de fumer. Les trois-quarts des pères fumeurs, c’est à dire 74 %, dont l’épouse est enceinte ou qui ont un enfant de moins d’un an arrêteraient de fumer si cela représentait un risque de tabagisme passif enfant.

Changement de comportement chez les pères fumeurs

Les recherches scientifiques et sociologiques démontrent que la plupart des pères sont conscients que le tabagisme passif est néfaste pour les enfants et pour les femmes enceintes. Malgré cela, la plupart d’entre eux n’arrêteront pas de fumer du jour au lendemain. Bien que l’interdiction de fumer soit une prévention sévère mais efficace, il faut néanmoins constater que des pères essaient d’adopter un nouveau comportement approprié pour limiter les effets du tabagisme passif chez l’enfant.

Pour prévenir le tabagisme passif enfant, chez les femmes enceintes, chez les non-fumeurs, les pères fumeurs s’efforcent alors d’adopter des nouvelles habitudes : fumer à l’extérieur, fumer à la maison seulement quand les enfants ne sont pas là. Il y a aussi ceux qui fument moins qu’avant et ceux qui pensent vraiment à l’arrêt du tabac.

Les pères, personnes clés dans la lutte contre le tabagisme passif chez l’enfant

Beaucoup de choses ont déjà été dit sur la lutte contre le tabagisme passif enfant et le tabagisme passif grossesse. Toutefois, on ne s’est jamais vraiment intéressé aux pères. Ils peuvent en effet faire beaucoup dans la lutte contre le tabagisme et pour la protection de la nouvelle génération de non-fumeurs. Par la volonté ferme des pères à lutter contre le tabagisme, il évite l’exposition tabac à toute sa famille. Les pères protègent ainsi les enfants en plein croissance des effets ravageurs du tabagisme passif, notamment du cancer poumon. Encore, ils ne soumettent pas leurs enfants à la tentation de fumer de la cigarette et aux effets cancérigènes de cette substance.

Il est important que les pères comprennent que fumer, même s’ils ne le font pas à côté de leur bébé, est un risque pour leur enfant. De cette façon, leurs enfants auront la chance de grandir à l’abri de l’atmosphère polluée par la fumée de cigarettes. Arrêter de fumer reste alors une excellente manière de prévenir le tabagisme passif enfant. Les difficultés a arrêté du tabac sont, certes, réelles. Néanmoins, il faudra au moins essayer.

Les pères fumeurs incitent les enfants à fumer

Les enfants copient le comportement des autres, à commencer par ses parents et la famille. Ainsi, voir l’un des parents fumer pousse les enfants à fumer très tôt dans la vie. Pour éviter les problèmes d’enfant tabagisme actif et de tabagisme passif, les enfants doivent être initiés aux principes d’hygiène de vie et d’entretien de la santé dès leur jeune âge. Ils trouveront alors la force de vaincre les tentations du tabagisme à l’âge adulte. Il faut également savoir qu’un environnement sans fumée rend les enfants plus résistants aux tentations de fumer plus tard.

Les organismes traitant du bien-être et d’entretien de la longévité encouragent alors tous les pères à arrêter de fumer. Ce n’est pas si simple. Néanmoins, les chances de réussite sont plus élevées quand ils bénéficient  des conseils et soutiens appropriés. Les parents ont le devoir de protéger leurs enfants des conséquences néfastes du tabagisme passif cigarette électronique ou classique. L’interdiction fumer prend alors tout son sens dans la famille et concerne chaque membre qui le compose, notamment le père.

Les effets néfastes du tabagisme passif chez l’enfant

De très nombreuses études ont montré la relation entre l’exposition à la fumée de tabac ambiante et ses effets toxiques chez l’enfant, entre autres le cancer. Le fait de fumer à la maison, même si les enfants ne sont pas là, n’est pas recommandé.  Les enfants respirent en effet les substances nocives laissées par la fumée du tabac ou de l’e-cigarette dans la maison, notamment celles qui viennent se fixer sur les rideaux, sur la nappe de table, sur les meubles et celles polluant l’air ambiant. Des substances toxiques et dangereuses comme la nicotine, l’ammoniac, le monoxyde de carbone et le cadmium pénètrent alors dans les poumons des enfants et engendrent des maladies diverses dont la bronchite, l’asthme, la toux et même le cancer du poumon. Fumer dans les lieux publics est plus tolérable que dans un espace confiné.

Les enfants exposés au tabagisme passif sont susceptibles de développer des infections pulmonaires, de l’asthme, de la bronchite, des problèmes nicotiniques et de maladies touchant les voies respiratoires. La mort subite nourrisson fait également partie des dangers réels que le tabagisme passif peut causer.

Les ravages de la fumée de cigarette chez les enfants et les adultes

L’ampleur de la nocivité du tabagisme actif est connue depuis des années chez le fumeur. En revanche, la létalité, effets nocifs et effets cancérigènes du tabagisme passif l’est encore insuffisamment. Ces effets ravageurs ont surtout été démontrés dans la population pédiatrique. Cependant, l’importance des risques augmentés de pathologies respiratoires de l’adulte est aujourd’hui reconnue notamment en Suisse. Dans ce pays en effet, le nombre de fumeurs actifs reste élevé. Ainsi, bon nombre de non-fumeurs sont exposés au tabagisme passif ou à la consommation de tabac contre leur volonté.

Sur la base des publications et mises à jour récentes de différents organismes, nous avons une connaissance assez rigoureuse sur les mécanismes des différentes pathologies respiratoires dues à l’exposition tabac, précisément au tabagisme passif chez l’adulte. Le tabagisme passif est la première source d’altération des organes internes, notamment les poumons. De plus, il faut souligner que les particules fines et dérivés d’oxyde d’azote émanant de la combustion des cigarettes sont particulièrement élevées dans des locaux fermés, d’où les dangers réels du tabagisme passif à la maison.

Bien que les preuves de la nocivité du tabagisme passif ainsi que les travaux publiés soient plus nombreux parmi la population enfantine que d’âge adulte, la preuve d’atteintes respiratoires multiples et de tabagisme douleurs thoraciques sont aujourd’hui bien démontrés. Cela a d’ailleurs fait l’objet d’une récente mise à jour dans un rapport de l’Agence de protection environnementale californienne.

Alors que les risques relatifs au tabagisme passif et à l’environnement du tabac sont certes moindres que ceux liés au tabagisme actif, le nombre important de personnes exposées au tabagisme passif soulève bien de questions. Ces questions portent essentiellement sur  l’impact du passif tabagisme âge adulte et sur les enfants en termes de santé publique et économique. En Suisse, par exemple, environ 1000 décès par an sont attribués au tabagisme passif dont un quart à des pathologies respiratoires chroniques ou oncologiques. Ces données statistiques résultent de l’analyse des relations entre l’exposition passive smoking et santé respiratoire dans ce pays.

Effets du tabagisme passif avant la naissance

De nombreuses études alertent sur la toxicité du tabagisme passif. Ces ravages sur la santé peuvent parfois se produire avant la naissance. Ces effets tabagisme passif avant la naissance sont :

– la diminution de la fécondité

– la grossesse extra-utérine

– l’anomalie du placenta

– la prématurité

– le risque de malformations

– les risques de mucoviscidose

– les risques intra-utérins d’altération de la formation du poumon du fœtus

Effets du tabagisme passif après la naissance

Les affections respiratoires

  • Risque de maladies du système respiratoire inférieur, incluant bronchites, bronchiolites et pneumonies, dans les premières années de vie.
  • Apparition de symptômes respiratoires chroniques (toux, crachats et sifflements) chez l’enfant en âge scolaire.
  • Sévérité et fréquence des symptômes de l’asthme. Il n’est cependant pas possible de conclure actuellement sur le fait que le tabagisme passif augmente, chez l’enfant, le risque de développer un asthme.

Les affections de l’oreille

Le tabagisme passif augmente le risque de maladies aiguës et chroniques de l’oreille moyenne (otite moyenne aiguë, otite séro-muqueuse).

Les affections cardiovasculaires

Le tabagisme passif entraîne des modifications physiologiques chez l’enfant (transport d’oxygène, altération de la paroi des artères) qui pourraient augmenter le risque de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte.

Le développement neurologique de l’enfant

Le tabagisme passif est associé à une augmentation du risque de difficultés d’apprentissage et de problèmes comportementaux (par ex. hyperactivité), avec des répercussions au niveau scolaire.

Le syndrome de mort subite du nourrisson

Le tabagisme passif est une cause majeure de décès subit au cours de la première année (risque multiplié par 5).

Les cancers

Le tabagisme passif pourrait augmenter le risque de certains cancers chez l’enfant (tumeurs du cerveau et lymphomes).

Tabagisme et maladies cardiovasculaires

Le tabagisme passif enfant entraîne des modifications physiologiques marquées. Ces modifications portent notamment sur le transport d’oxygène, l’altération de la paroi des artères. Toutes ces modifications physiologiques pourraient augmenter le risque de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte. Tabagisme et les effets cardio-vasculaires, voilà l’une des relations de cause à effet à craindre pour les fumeurs actifs et passifs.

Le développement neurologique de l’enfant

Le tabagisme passif enfant est associé à une augmentation du risque de difficultés d’apprentissage et de problèmes comportementaux, avec des répercussions importantes au niveau scolaire.


Je choisis ma stratégie

Je choisis ma stratégie


Il est important de faire la différence entre se mettre à fumer une seule cigarette et se rechuter complètement dans le tabagisme. Si vous faites une petite erreur de parcours en fumant une seule cigarette, cela ne veut pas dire que vous êtes à nouveau dans le cycle de la dépendance à la cigarette.

Les bienfaits d’arrêter de fumer

Les bienfaits d'arrêter de fumer

La cigarette a des effets négatifs épouvantables, entre autres sur notre oxygénation et notre tension artérielle, en passant par les risques de maladies graves comme le cancer de la bouche ou du poumon ou des affections importantes sur le plan cardiovasculaire. Après deux jours, c’est la nicotine qui est expulsée tandis que les terminaisons nerveuses de l’ex-fumeur commencent à se régénérer. L’odorat, le goût et le sommeil s’améliorent également.

Syndrome de manque

Syndrome de manque

Le syndrome de manque est la conséquence de la baisse brutale de la nicotine dans l'organisme en dessous d'un certain seuil auquel le fumeur est habitué ; dans cette situation, le cerveau, notamment ses récepteurs, réclame sa dose de nicotine. Nervosité, colère, agressivité, agitation, impossibilité de se concentrer, insomnie, envie de grignoter et de manger, tristesse, dépressive, anxiété, impossibilité de se concentrer...sont caractéristiques du syndrome de manque.